Bientôt 3000 !

Le réveil est un peu dur pour Sylvia. Aurait-elle un peu trop fêté son anniversaire la veille ? Il est vrai que « la bière ne rend pas saoul, elle rend seulement gaie ! »

Nous, ce ne peut être cela car notre pauvre pharmacienne ne sera guère d’attaque pendant toute la journée !

Pendant son sermon, l’abbé nous rappelle la confiance que nous devons avoir dans la miséricorde divine et ce quel que soient nos péchés.

Une nouvelle journée de travail qui commence.

En début de matinée, nous voyons arriver une jeune fille de 20 ans, qui se déplace en fauteuil roulant. C’est un fauteuil de fortune : une chaise en plastique attelée à 4 roues, dont deux grandes à l’arrière. Il n’y a bien sûr aucun coussin pour amortir les chocs. Elle a 20 ans et ne pèse que 17 kg…. Elle est impressionnante ! Et le sourire de la personne qui l’accompagne (sa mère sans doute) est émouvant.

L’émotion, ce sont aussi ces femmes qui ont fait 10 km de marche pour nous demander de venir soigner leur village : il y a 4000 habitants ! Nous ne pouvons malheureusement rien faire pour elles dans l’immédiat et les orientons vers le referal desk.

L’émotion, c’est encore lorsqu’une pauvre femme vient nous vendre des parts de gâteau de riz qu’elle a confectionné. L’abbé lui achète le gâteau entier, et au moment de rendre la monnaie, elle cherche son argent quelle cache sous les feuilles de banane de son plateau ! 

A la pharmacie, nous ressentons l’absence de Sylvia et je jongle entre la régulation et la préparation des ordonnances. Au fur et à mesure de la mission, les patients sont de plus en plus nombreux à demander des médicaments pour d’autres membres de la famille. De plus, ils ont entendu, ou vu, que leurs « compagnons d’infortune » avaient certains médicaments qu’eux n’ont pas et demandent à avoir les mêmes : je voudrais aussi de l’amoxycillin et de l’ambroxol. Tous ne comprennent pas que nous ne puissions pas délivrer certains médicaments sans ordonnance.

En revanche, nous distribuons volontiers des vitamines : la région est très pauvre en fruit et certains patients n’ont qu’un repas de riz par jour.

Des enfants du voisinage viennent régulièrement nous voir et entrent, on ne sait comment, dans l’enceinte de la mission sans laisser passer. Certaines personnes attendent les amis et autres membres de la famille avant de quitter l’espace de la pharmacie ! Ajoutez à cela le brouhaha de la pluie sur les bâches et toits de tôle ! Nous sommes obligés de mettre un peu le holà car nous ne pouvons plus travailler sereinement et risquons de faire des erreurs.

Les patients défilent jusqu’à 19h, sans autre interruption que seule du déjeuner. Nous terminons la journée éclairés par la lampe portative utilisée pour les soins : en effet, nous n’avons plus de lumière au dessus de notre table, le fil qui l’alimentait ayant été coupé en restant coincé dans une porte !

Dans l’après-midi, c’est à mon tour de bénéficier de soins. La veille de mon départ de France, je me suis faite piquer par une tique. Je n’ai pas réussi à l’enlever complètement et le médecin que j’ai vu en catastrophe le samedi après-midi n’a pas jugé bon de l’enlever : il m’a juste donné une crème antibiotique et un traitement au cas où je déclanche des premières réactions cutanées.

La réaction de Jean-Pierre fut tout à faire différente : « tu changes de médecin et tu ne restes pas avec cette bestiole dans le bras : les conséquences peuvent n’apparaître que plusieurs années après ».

Jean-Pierre battant chaque jour des records de consultations n’a guère eu le temps de pratiquer son art sur moi ! Toutefois dans l’après-midi, j’arrive à l’extraire le temps de l’opération. Visiblement, la petite bestiole s’était installée profondément et je m’en sors avec un point de suture ! Merci Bernadette et Jean-Pierre ! Je peux maintenant dormir sur mes 2 oreilles !

Vendredi fut aussi un grand jour!

  • Hélène, reconvertie le temps de la mission en assistante dentaire, prend du gallon et s’aventure à l’arrachage de dents ! Elle en retirera 9 dans l’après-midi ! Quel courage !

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Archive pour juillet, 2009

4ème jour : Vous avez reçu …. Donnez !

Après la messe et le petit déjeuner (nous n’avons pas testé de nouvelles recettes philippines ce jour là !) toute l’équipe est à son poste !

L’ophtalmo venu la veille est remplacé pour l’une de ses consoeurs.

A la pharmacie, alors que j’ais ma casquette préparatrice, je vois arriver une ordonnance indiquant : lunettes pour la vue !

Je vais voir l’ophtalmo pour avoir un peu plus d’information et lui expliquer que nous ne disposons que de lunettes apportées de France, mais sans indication de niveau ni type de correction. La patiente a effectivement besoin de lunettes, mais avoir déjà une monture permettra d’en réduire le coup, et les verres adaptés à la vue seront faits après. Je me transforme donc pour un temps en conseillère dans le choix des lunettes ! A vrai dire, compte tenu des montures dont nous disposons, le choix est d’abord une question de taille : les lunettes restent-elles sur le nez lorsque le patient baisse la tête !

Cette patiente fait des émules et ce sont bientôt entre 5 et 10 personnes qui s’affairent autours des montures ! Je suis obligée de m’assurer que toutes ont bien besoin de lunettes et que ce n’est pas qu’un effet de mode !

Marie Chris, rencontrée lors de la préparation du terrain des opérations est venue se faire soigner : le diagnostic tombe : tuberculose !

Le contact est bien passé avec Anne-Laure et elle lui a donné rendez-vous aujourd’hui pour aller se promener. Anne-Laure ne sait pas trop à quoi s’attendre ; ce sera finalement visite de 2 églises, puis arrêt dans un karaoké.

La mission bat son plein. La pharmacie manque de petits sachets pour mettre les médicaments et prescriptions pour les médecins. Xavier n’a pu trouver que des sac plus longs que large. Qu’à cela ne tienne ! On raccourcit les sacs et on fait un autre sac en faisant fondre une des extrémités à l’aide d’une bougie. Au fur et à mesure, la technique s’améliore et le lendemain, le briquet remplace la bougie.

Dans la semaine, l’un des volontaires philippins affecté aux travaux d’aménagement s’est blessé et était venu bénéficier des soins infirmiers de Bernadette. Nous le voyons revenir aujourd’hui, le visage tout gonflé : il vient de se faire piquer un lézard et déclenche un oedème de quincke. Il faut faire vite !

 

Dans l’après-midi, nos abbés se rendent à l’université toute proche pour une conférence sur le Saint Suaire. L’abbé Couture, avec ses talents de missionnaire et d’orateur, capte l’attention d’environ 500 étudiants qui découvrent pour la première fois la photo grandeur nature du Saint Suaire.

La journée fut éprouvante moralement :

  • un enfant arrive, pouvant à peine marcher ni plier les jambes : myopathie

  • un monsieur, tout frêle et peinant à respirer revient avec ses radios du poumons. Jean Pierre n’a jamais vu cela : tuberculose à un stade final : il ne reste qu’un bout de poumon et le cœur a changé de côté. L’abbé Ghela, prête du prieuré de Manille veut lui adresser les derniers sacrements. Hélas le patient est membre de « Iglesia ni Christo », secte restaurationniste. Il ne reste plus qu’à prier pour qu’il soit touché par la grâce avant de rendre son âme à Dieu.

  • dans l’après-midi, notre chère Danielle reçoit un appel de sa fille : elle vient de perdre accidentellement ses deux beaux-parents dans un accident de voiture.

Journée toute en contraste car ce soir est le dernier où tous les médecins et volontaires sont ensemble : les coréens et le docteur Viray devant partir juste après la journée de travail de vendredi.

L’abbé fait donc un premier bilan et remercie toutes les personnes qui ont contribué au succès de cette mission. Compte tenu des péripéties pour organiser cette mission et du fait que la mission est organisée sans support du gouverneur de la province de Rizal, autour de notre petite chapelle, l’abbé escomptait un millier d’acte médicaux. Nous en sommes à plus de 2 000 !

Il adresse un merci tout particulier à Yolli sans qui cette mission n’aurait pu avoir lieu : elle est allée en repérages dans différents lieux possibles, a essuyé plusieurs refus, a réussi à organiser cette mission en peu de temps, et tout s’est bien passé !

Yolli n’a que 2 mots en remerciement et demande à les dire en latin : « Deo Gratias ! ».

C’est tout Yolli : une petite femme discrète, d’un dévouement, d’une humilité, d’une confiance en la providence ….. !!! Elle est impressionnante !

Une surprise attend Sylvie ce soir : c’est son anniversaire et des gâteaux ont été commandés spécialement de Manille ! Jean-Pierre lui offre un petit sabre philippin. Pour ne pas couper leur amitié, Sylvia doit lui donner une pièce. Heureusement, juste avant le dîner, Xavier lui en avait donné une comme « cadeau d’anniversaire » !

Malheureusement, Jeanne, Hélène et Geneviève ont manqué cette soirée sympathique : elles ont été invitées à prendre un pot (qui s’est transformé en dîner! ) avec les dentiste de l’armée ! 

3ème jour : et il se fit un grand calme

En arrivant pour la messe, j’ai l’impression que la file d’attente est encore plus longue que les premiers jours !

Messe à 7h : L’Abbé Couture nous fait un sermon sur la délicatesse de la miséricorde de Dieu.

Nous avons besoin de forces pour travailler et donc pas question de manquer le petit déjeuner, quel qu’en soit le menu !

Je m’attends à nos petits hamburger, mais oh surprise, nous avons un pancake et une grosse saucisse rose. On peut même ajouter du sirop d’érable si on veut. Ne faites pas cette tête !

L’enregistrement commence dès que les infirmières préposées à cette tâche ont avalé leur petit déj, mais il faut toujours un peu de temps avant que les premiers patients n’arrivent jusqu’au médecin car parfois ce sont les dentistes ou les pédiatres qui ont leurs clients en premiers. Jean Pierre s’impatiente : « je suis venu pour soigner, non pour me reposer ! ».

Il ne sera pas déçu : à en juger par le flux continu et régulier des patients qui arrivent à la pharmacie, c’est encore une grosse journée.

La nouvelle organisation du flux des patients fonctionne bien, et pour éviter des déménagements en catastrophe, les dentistes prennent leurs quartiers directement dans la chapelle. Cela permet de plus à nos deux pédiatres (Docteur Kim et Docteur Viray) d’avoir plus de places pour leurs patients.

L’équipe dentaire forme un même corps et l’armée offre des tee-shirt de camouflage aux volontaires qui les assistent, des personnes qui tiennent la tête des patients pendant l’arrachage de dent (Alexandre-US, Geneviève et Hélène –France), jusqu’à la pharmacienne (Jeanne) !

De mon côté, Alexis Sanchez (volontaire philippin qui se débrouille en français) m’a appris de nouveaux mots pour mon rôle de régulation. Jusque là, tout va bien. Cela se complique lorsque les patients commencent à me répondre en tagalog !!!! Heureusement, j’ai appris à dire « hindi ako nakaintindi » c’est-à-dire « je ne comprends pas » !

L’après-midi, nous avons la visite du prieuré de Manille. Les abbés Ghéla et Onoda resteront plusieurs jours avec la mission.

L’équipe médicale est, quant à elle, temporairement renforcée par un ophtalmo.

En fin de journée, nous avons parfois un sentiment d’impuissance : que vont devenir tous ces patients ? Certains ont des pathologies lourdes et il faudrait des mois et des mois de traitement alors que nos moyens sont dérisoires. Yolli fera un suivi de Gensan, avec l’aide de l’un des hopitaux auprès duquel nous avons envoyé des patients pendant la mission.

Tout au long de la mission, et pendant que la médecine corporelle prodigue ses soins, la médecine spirituelle est également au travail : c’est l’abbé Marcille qui va de maison en maison pour les bénir, imposer les scapulaires, administrer les sacrements.

Ce sont les Béthaniennes qui font le catéchisme aux enfants et aux adultes, distribuent des rosaires.

Ce sont les abbés Couture et Castel qui préparent certains couples au mariage.

Tout le monde est à l’ouvrage !

Aujourd’hui fut un jour extraordinaire : nous n’avons pas eu de pluie !!!!! Il semble que les prières pour le beau temps aient porté leurs fruits.

« Ce soir, s’il ne pleut pas de la journée, nous ferons une balle-au-prisonnier ! » avait dit l’abbé. Quel bout en train !

En fin d’après-midi, l’espace proche de la « salle d’enregistrement » se transforme en terrain de jeu. Le ballon passe rapidement d’un camp à l’autre ! Et bien sûr, tous nos abbés sont répartis dans les équipes ! Il y a une ambiance du tonner car pas de jeux sans supporter !

Lors du traditionnel breifing, l’abbé nous présente le programme des jours à venir. Devant l’afflux des patients et du fait que nombre de volontaires sont encore là jusqu’au WE, il est décidé de prolonger la mission d’une semaine, soit 6 jours au lieu des 5 initialement prévus.

Nous quitterons Sampaloc pour nous reposer quelques jours dans le sud de Manille chez un tradi avant de repartir au nord de Manille pour apporter des soins et de la nourriture aux pygmées dont s’occupe Soeur Eva. Nous sommes enchantés !

Nous avons fait un peu de lessive et comptions sur le beau temps pour retrouver notre linge sec en rentrant. Que neni ! Pas de pluie dn veut pas dire temps sec : le taux d’humidité est toujours très élevé. Et lorsque nos vêtements sont enfin secs, ils ont une petite odeur de renfermé/moisi, un vrai bonheur !! Mais tout cela n’est que du matériel et nous nous en accommodons.

La fatigue du rythme et des nuits courtes (j’espère vous avoir parlé des chiens, de la pluie, des coqs qui rythment nos nuits !!!!) se faisant sentir, les fous rires fusent dans notre chambrée !

Encore une belle journée qui s’achève !

2ème jour : le bateau était couvert de vagues ….. et lui était endormi

Notre pauvre Anne-Laure fut malade toute la nuit. Elle devra rester au lit pendant une bonne partie de la journée. Ce n’est pas de chance : nous ne sommes qu’au début ! J’espère qu’elle sera vite sur pied !

Les fortes pluies de la veille et de la nuit ont laissé place à une brume matinale : autour dans le villa, on se croirait dans « Le Grand Maulnes ».

Comme d’habitude maintenant, messe à 7h et avec sermon cette fois ! Nous devons faire des œuvres de miséricorde, non seulement en soignant les âmes, mais aussi les cœurs.

Afin de gagner du temps et se mettre plus rapidement à la tâche, nous prenons notre petit déjeuner sur place.

Ce matin, nous avons été particulièrement gâtés ( L !) De petits humberger froid assaisonnés d’une sorte de ketchup et du chou blanc et du café tiède ! Cela a un peu de mal à passer mais ça y est nous sommes d’attaque, toujours plein d’enthousiaste et remontés à bloc par le sermon ! C’est génial !

La configuration des lieux change légèrement : les files d’attente sont réorganisées pour faciliter le flux et préserver le calme nécessaire aux auscultations.

Les dentistes de l’armée se font attendre, mais les voilà enfin, il est environ 10h. En attendant, il y avait tout de même 2 dentistes déjà à l’œuvre.

J’en profite pour préciser une chose : tous les patients qui vont chez le dentiste pendant la mission ressortent avec une, deux ou … dents en moins car ici, si la dent est cariée, on l’enlève !

Vous qui lisez ces lignes, je pense que vous apprécierez maintenant à sa juste valeur la roulette du dentiste !

Je continue mon rôle de régulation et apprends de nouveaux mots de tagalog :

-         upo ka dito : asseyez-vous ici

-         hintay ka dito/doon : attendez-ici/là bas

-         ibigay : donnez-le moi

-         sama ka sa akin : venez avec moi

-         paki : s’il vous plait

Je me mélange un peu les pinceaux, mais avec les gestes, je me fais comprendre !

La pluie s’invite de nouveau ! Et cette fois, on ne rigole pas ! Le vent et la pluie ont raison des bâches devant la chapelle : les dentistes n’ont plus de toit ! Des volontaires et l’abbé retiennent les bâches comme ils peuvent. « Enfin un peu d’action » dit l’abbé Couture !

Il n’y a pas d’autre lieu de repli que la chapelle ! et la voilà donc transformée en clinique dentaire de campagne ! Incroyable, mais vrai ! Extraordinaire !

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1er jour mission : les eaux abondantes !

imgp0422rduite.jpg Fini la grasse matinée : messe à 7h. Lorsque nous arrivons à la chapelle, il a déjà la queue sous les « bâches d’attente » (que voulez-vous, ici il faut adapter le vocabulaire aux conditions locales !).

Nous sommes frustrés car nous n’avons pas de sermon : pour une fois ! Nous en faisons part à l’abbé qui « rectifiera le tir » dès le lendemain. Je ne pense pas que cela nous soit arrivé souvent que des fidèles réclament des sermons (en toi cas moi, jusqu’à présent, j’en avais jamais réclamé !)

Nous remontons à la Villa pour le petit déjeuner avant de prendre nos postes respectifs.

Mais tout d’abord un plan des lieux et explications du fonctionnement :

De l’autre côté de la rue : enregistrement des patients avec nom, prénom, âge, prise du poids, tension, symptômes, traitement déjà pris…. Imaginez des dizaines, voire des centaines de personnes qui attendent, pour la plupart debout en raison du manque de chaises et avec une ribambelle d’enfants. Il y a différentes feuilles de couleur en fonction de la visite nécessaire :

-         bleu : dentiste

-         rose : pédiatre

-         bleu : médecin généraliste

Impossible d’entrer ensuite sur l’autre partie du site sans ce laisser passer.

Devant l’église, une autre bâche d’attente avec des chaises : chacun attend son tour.

Les dentistes et le docteur Kim sont devant l’église. A noter que l’armée participe à cette mission médicale en mettant à notre disposition 2 dentistes et des assistants !

A gauche, le long de l’église, nous avons :

- Delphine : elle fait les tests de glycémie pour tous les adultes et assure la régulation d’attente pour les médecins

- Docteur Phalen,

- Gilbert Dichard

- Jean Pierre Dickes

Descendez une « marche » de terre et se trouve la pré-file d’attente pour la pharmacie.

La pharmacie est juste derrière l’église ainsi que la salle de soin.

plan.ppt

Je suis chargée de m’assurer que personne ne rentre par la sortie. Mais la sortie donnant sur une petite rue très peu fréquentée, je n’ai pas beaucoup de travail.

Et pendant ce temps, les ordonnances affluent car au tout début, les dentistes et le pédiatre n’ont pas leur stock de médicaments. Il y a donc encombrement et la file d’attente est longue. Je dois faire patienter les personnes et les conduire devant la pharmacie lorsque des places se libèrent.

Il est vite décidé de monter une pharmacie propre aux dentistes dont les prescriptions sont toujours les mêmes et pour les pédiatres dont les médicaments sont souvent spécifiques.

Cela désengorge le circuit. Mais il y a encore beaucoup à faire à la pharmacie. Hugues me demande donc de renforcer l’équipe. Les patients nous donnent leur ordonnance. Nous allons chercher les médicaments avec le nombre de capsule nécessaire à la durée du traitement et indiquons sur un petit papier la posologie ad-hoc. Hugues vérifie que nous ne nous sommes pas trompées puis transmets les instructions aux interprètes. C’est également lui qui nous indique par quel médicament remplacer un médicament manquant. Lui et Sylvia sont nos référents pour les posologies.

Pendant toute la mission, je vais passer d’un rôle de régulation des flux des patients vers la pharmacie à la préparation des ordonnances en fonction des besoins.

Je commence alors à apprendre quelques mots de tagalog car la langue est vraiment une énorme barrière.

Nous avons commencé la mission sous un ciel correcte pour le pays. Mais cela se gâte vite !

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Visite Sister Eva

Anne-Laure, qui maîtrise parfaitement l’anglais, comme chacun le sait, s’est très vite mise dans le bain : elle parle même en anglais pendant la nuit ! Quel exploit !

Nous commençons par la messe à 9h00 : le sermon nous mets dans l’esprit de la mission : le Bon Dieu nous a donné des dons, nous devons à notre tour les faire fructifier et donner. On juge un arbre à ses fruits.

L’abbé traduit son sermon en anglais : alors qu’il utilise la parole du figuier, il ne trouve plus le mot en anglais : qu’à cela ne tienne : une petite adaptation locale et le figuier devient un manguier !

Après la messe, briefing à la villa :

- esprit de la mission

- présentation des intervenants de la mission et des différentes équipes : logistique villa, logistique alimentaire (indispensable !), légionnaires de Marie (sorte de MJCF local mais qui s’adresse à des adultes – ce sont eux qui ont contribué à l’organisation de la mission à Sampaloc et qui font le catéchismes aux populations), les médecins (Docteur Dickes, Docteur Dichard et Docteur Phalen, une américaine) et pédiatre (Docteur Kim, coréenne), les binomes infirmières parlant tagalog et médecins, les équipes d’enregistrement des patients (des infirmières anglaise et irlandaise + des béthaniennes), les assistantes dentaires, l’équipe pharmacie. Pour ma  part, je suis nommée au contrôle de la sortie : en effet l’année dernière beaucoup de patient voulaient rentrer par la sortie ! Ouf, je ne suis pas à un poste où le sang et moi n’aurions pas fait bon ménage !

- présentation du déroulement

- présentation des principaux type de médicaments par Honey Bee, grossiste en pharmacie chez qui nous pouvons nous approvisionner et qui devra, tout au long de la mission, nous faire parvenir les médicaments manquants.

Pendant le déjeuner, des torrents de pluie tombent du ciel ! La saison des pluies, ce n’est pas du pipo !

Après le déjeuner, et alors que les équipes de la pharmacie partent poursuivre leur inventaire et installation des lieux, une bonne partie du groupe part pour Manille afin de rencontrer Sœur Eva. Cette religieuse, chirurgienne de formation, a créé une œuvre pour venir en aide aux plus démunis : avec ses équipes, elle travaille beaucoup dans les bidonvilles de Manille, a monté un hopital, visite les pauvres, les pygmées, donne des cours de catéchisme et d’hygiène.

Un petit bus nous a été réservé. Nous embarquons à une petite vingtaine. Impossible de partir : le bus est embourbé (il s’était stationné dans l’herbe, sur le bas côté de la route !).

Tout le monde descend et il faut pousser ! L’abbé prend la tête des opérations. Sa soutane blanche devient rapidement tâchée de boue lancées par les roues du bus lors des tentatives de désenlisement.

Des passants philippins viennent à notre aide : nous devenons l’attraction locale ! Un tas de gravier n’est pas bien loin et les voilà partis pour les charrier avec les moyens du bord (c’est-à-dire des planches). Au bout d’une demi-heure, à force de graviers et de coup de pousse, nous pouvons enfin partir !

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1ers pas aux Philippines !

Nous effectuons notre voyage avec Cebu Pacific, le EASYJET local. Départ peu après minuit, arrivée à Manille vers 4h30 du matin. J’ai la chance de dormir pendant le trajet.

Un frère et un abbé philippins nous attendent à l’aéroport et nous conduisent au prieuré. Nous mettons un peu moins d’une heure pour nous y rendre. Le record à battre est de 6h ! (les bouchons de Manille sont légendaires !).

Il n’est que 5h du matin, mais la ville est déjà bien active : j’aperçois les premiers tricycles, les premières motos avec au moins 4 personnes dessus, les premiers jeepneys (bus locaux) hauts en couleur/bruit/pollution ! Les installations électriques sont également impressionnantes : cela donne l’impression que chacun a voulu tirer son fil électrique, se raccorder comme il pouvait au réseau et que le tout tient en équilibre. Ça y est, nous y sommes ! Enfin presque car Manille se révélera être très différente du lieu de mission et de General Santos.

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Après avoir assisté à la messe dans l’église ouverte à tous vents (dans le pays, cela semble une coutume, sans doute pour arriver à avoir un peu d’air lorsqu’il y  en a !) nous prenons un petit déjeuner : café et mangues délicieuses qui n’ont rien à voir avec nos mangues un peu dures et légèrement poivrées !

Nous faisons la vaisselle et il apparaît tout de suite que l’hygiène n’est pas le même ici qu’en France (ou même à Singapour) ! Mais nous n’allons pas nous arrêter là-dessus, sinon, l’acclimatation sera impossible ! 

Les Béthaniennes et Oblates de la Fraternité nous ont rejoint : elles viennent de l’Ile de Cebu, une autre île des Philippines. L’une d’elle, Sœur Maria Concepcion, parle français et sera d’une aide très précieuse pendant la mission.

Avant même de partir, nous avons déjà un premier patient ! L’abbé Castel a reçu un objet tombé des petits rangements situés au dessus de nos têtes dans le car ! Ça commence bien !

Tout le monde s’installe et nous poursuivons notre voyage vers Sampaloc, petit village de « montagne » près de Tanay, dans la province de Rizal, voisine de Manille.

L’organisation de cette mission fut émaillée de multiples péripéties et rebondissements en raison de la grippe porcine et des restrictions mises par les autorités.

Contrairement à l’année précédente où la mission était accueillie et soutenue par les autorités locales, nous n’avons pu bénéficier d’un tel support pour cette mission. Il a donc été décidé de la faire avec les moyens et la publicité locale, autour de la petite chapelle de Sainte Philomène desservie 2 fois par mois par le prieuré de Manille.

Il n’y a que 60 km pour relier Manille à Sampaloc, mais en bus et par la route traversant de nombreux villes et village, il faut ….. 3h, d’autant que le chauffeur s’étant un peu perdu à l’arrivée, nous avons pu apprécier un peu plus longuement le voyage en car !

Fatiguée par le voyage, je n’ai pas de mal à m’endormir.

Lorsque j’ouvre les yeux, je vois quelques rizières, mais surtout des maisons faites pour quelques une de parpaing, pour d’autres de mur de bambous, de toits de tôle, entassées les unes sur les autres, des ruelles qui s’enfoncent on ne sait où, de minuscules échoppes et des enfants partout : pieds nus ou en tongues sur le bord de la route, se lavant devant leur maison ou jouant dans l’eau de pluie. J’entends également beaucoup de bruit : les jeepney, les tricycles qui pétaradent, le tout dans des fumées de pot d’échappement ! Si vous voulez prendre un bol d’air, mieux vaut éviter de rester sur le bord du chemin !  Le car peine à gravir le route qui nous même à Sampaloc. Le paysage change un peu : c’est maintenant la forêt/jungle philippines. Sur le bord de la route, on aperçoit quelques maisons, mais combien y en a-t-il encore derrières les branches, au détour des petits chemins de terre. Beaucoup !

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Embarquement pour les Philippines

Pour notre dernière journée à Singapour, le groupe se subdivise de nouveaux .Pendant qu’une majorité va sur l’île de Santosa, (au Sud de Singapour – c’est un peu leur parc d’attraction), d’autres vont au jardin botanique ou encore au zoo.

Je fais partie du groupe « Santosa » et espère pouvoir voir le jardin botanique en fin de journée.

2 moyens pour se rendre sur l’île : voiture + téléphérique ou voiture. Nous allons tous au départ du téléphérique d’où nous avons une vue sur le port de Singapour. Certains embarquent. Nous nous retrouvons à l’entrée de l’aquarium situé sur l’île. Nous pouvons assister au déjeuner des requins et admirer certains poissons exotiques, tels ceux-ci qui se confondent avec les algues, tel autre avec sa tête bleue, tel autre jaune, ou encore rose, ou encore ces minuscules poissons qui ressemblent à de petits anges.

Nous partons ensuite pour voir un spectacle de dauphin pendant que d’autres (plus studieux !) visitent le musé de l’histoire de Singapour.

En rentrant, je pars avec Danielle pour faire les courses du dîner : cette fois, ce sera partiellement local : le plat de résistance sera à base de riz ! Il faut bien s’y mettre un jour !

Je rentre en métro et bus chez Frank pour boucler ma valise et dîner : nous voyagerons de nuit vers les Philippines. Tant pis pour les orchidées, ce sera pour mon prochain passage !

Frank est l’un des chauffeurs qui nous conduit à l’aéroport. Direction la « pension » pour prendre une partie du groupe. Une dernière française nous a rejoint. « Fraîchement » débarquée de l’avions dans l’après-midi, elle voyage très léger dans un 1 er temps : elle a embarqué de Paris, mais Turkish Airlines a laissé la valise dans les hangars ou à Instambul lors de l’escale !

 

Le groupe des français est donc maintenant presque au complet (je me permets de mettre l’Abbé Couture dans le groupe des Français car on considérera la langue et non le pays d’origine !). L’équipe est donc composée de :

-         l’Abbé Couture : supérieur du district d’Asie

-         l’Abbé Marcille : de l’école Saint Joseph des Carmes

-         l’Abbé Castel : de Reims

-         Jean Pierre et Bernadette Dickes : respectivement médecin et sage-femme

-         Gilbert (médecin) et son épouse Danielle

-         Philippe (photographe reporter) et son épouse Christine

-         Hugues (Pharmacien) et ses enfants Hélène et Christophe

-         Sylvia : pharmacienne

-         Delphine : infirmière

-         Geneviève : infirmière

-         Jeanne : prof

-         Anne-Laure : secrétaire

-         Arnaud : étudiant

-         Ma pomme : RH

A Manille, nous retrouvons l’abbé Deloye, diacre. Enfin Xavier Losco, étudiant en médecine et multirécidiviste des missions Rosa Mystica est déjà sur le lieu de mission. Au total, nous seront 21 français.

Nous arrivons très en avance pour notre vol. Frank travaille à l’aéroport et connaît la personne qui s’occupe de l’enregistrement : quelques discussions et nous n’aurons pas de problème de surpoids en plus de ce que l’abbé a déjà payé à l’avance le matin-même (cela coûte moins cher « d’acheter » des kilos à l’avance que de les payer sur place !). Nous sommes assez chargés car en plus de nos effets personnels, nous avons une représentation grandeur nature du Saint Suaire, des centaines de chapelets et quelques médicaments.

Une longue attente (avec accès internet gratuit même dans le terminal Low Cost !) précède notre embarquement.

Nous passons la douane et je pense qu’en plus des accès internet gratuits dans les aéroports, la France pourrait s’inspirer de Singapour en matière d’immigration : à votre arrivée dans le pays, on vous remet un coupon avec un code barre. Ce même coup vous est demandé pour la sortie du territoire. Ainsi, les autorités savent rapidement qui est encore au sein de leurs frontières !

 

Singapour bis

Je comptais bien faire une grasse mat ! Ce fut en partie réussi car à 9h30, Frank frappe à ma porte : les garçons n’ont eu aucun problème avec le décalage horaire et ils veulent aller faire des courses !

Après un passage par « la pension » des français, nous partons un direction de Sim Lim Square, LE centre commercial des équipements info-audio-video. 6 étages entiers de magasins de téléphones, appareils photos, ipod, iphone, ordinateurs, fournitures informatiques ! Je trouve enfin le pied d’appareil photo que je ne trouvais pas en France. Le vendeur me déconseille toutefois de le prendre car il n’est pas assez robuste pour supporter le poids de mon gros appareil. Peut être le prendrai-je au retour pour mon appareil de poche.

Les jeunes, qui s’y connaissent un peu, ne sont pas convaincus par l’attractivité des prix : c’est globalement aussi cher qu’en France, excepté pour les Mac !

Nos estomacs criant famine, nous déjeunons dans un self local : comme lors de mon arrivée, une multitude de choix de cuisine locale. Les garçons se lancent dans la dégustation d’une glace locale, encore plus exotique que celle de mon premier jour : une montagne de glace pilée de couleur blanche, rose, vert, caramel, le tout surmonté de maïs bien jaune légèrement amidonné !

A l’intérieur, on retrouve les haricots rouge, la gelly et des saveurs indéfinissables : du café, peut être du caramel, de la noix coco et ….. Même à 5, nous aurons du mal à en venir à bout !

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Nous nous dirigeons ensuite vers Little India et retrouvons une autre partie du groupe. Nous déambulons dans les rues, découvrons les fruits exotiques, les tissus, la quincaillerie (on voit a peine à l’intérieur), ou encore le garagiste pour mob. Nous visitons un temple et pouvons voir les fameuses guirlandes de fleurs au cou des statues. 

Les indiens déposent également des tas de bananes. Ils ne semblent pas avoir compris que les statues ne mangent pas ! J’espère juste qu’elles ne sont pas jetées en fin de journée car cela ferait mal au cœur. Derrière le temple, un homme est assis au milieu des bananes. Prépare-t-il un trafic ?

A regarder les statues situées au dessus du temple, on n’est guerre enclin à se convertir au boudhisme (ça va, vous êtes rassurés ?!) : des personnes offrent des enfants et des adultes à une déesse qui avec tous ses bras, semble se repaître d’intestins. Beurk ! Un autre personnage se tient avec des têtes et des bras coupés à la taille, et porte un collier de tête de mort ! C’est charmant !

Il est l’heure de rentrer à « la pension ». Madame Sumantri et sa belle-fille Eko nous y attendent avec le dîner : une grande variété de plat (il y en avait pour 40 personnes au moins !) et pour le dessert, 2 énormes gâteaux pleins de génoise et de crème, pour notre plus grand plaisir (n’est-ce pas Anne-Laure ?)

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En rentrant chez Frank, j’essaye mon 1er envoi de chronique mais la taille des photos et mon ignorance en traitement/réduction d’image ont raison de moi : je ne peux que faire du teasing auprès de mes amis en leur disant que c’est génial mais qu’ils devront attendre pour les photos !

Dernière nuit à Singapour avant plusieurs mois.

 

Arrivée des français à Singapour

Le réveil est donc matinal. Après la messe, nous faisons un point avec l’abbé pour la préparation de l’arrivée des français. L’abbé se charge de les accueillir à l’aéroport, nous nous chargeons du dîner. Frank est vraiment adorable : il a pris une journée supplémentaire de congés pour préparer la venue des français, en plus des quelques jours qu’il prend pour être totalement disponible pour nous accompagner à droite à et gauche.

Après un rapide petit déjeuner, nous prenons la direction du supermarché. J’ai parfois un peu de mal à trouver des ingrédients pour mettre dans ma salade : la salade de fruit pour le dessert n’est pas un problème, c’est le salé qui est plus difficile à trouver. Surtout lorsqu’il s’agit de la moutarde : des rayons entiers de mayonnaise, ça oui, il y a ! mais je peine à trouver des sauces vinaigrettes ! Au passage, je tombe sur des fruits particulièrement exotiques. En bonne touriste qui se respecte, je les prends en photo !

De retour à la « maison », Frank et sa belle sœur m’aident gentiment à préparer tous les fruits et légumes, notamment à les couper en tout petits morceaux. Ils n’ont jamais vu de telles salades, tant salées que sucrées, et n’auraient même pas idée de mettre tous ces ingrédients ensemble. Le soir, son épouse Véronica me demandera même la recette. Pour nous, il ne s’agit que d’une salade de riz agrémentée d’œuf, tomates, concombres, maïs, poivrons, salade. Bref une salade bien de chez nous pour que les français ne soient pas tout de suite dépaysés.

Mine de rien, préparer salades salées et sucrées pour 25 personnes prend du temps !

Ajoutez une sieste et il est temps de partir installer tout cela dans la maison dans laquelle les français logeront jusqu’à leur départ.

maison temporaire des français

Il s’agit d’une superbe et très spacieuse maison située dans le quartier des ambassades, et dont les occupants étrangers sont en vacances dans leur pays d’origine. Il y a 5 chambres dont l’une fait au moins 50 m2, et chacune dispose d’une salle de bain privative.

En les attendant, nous apercevons des petits écureuils.

Les français arrivent et ne font que poser leurs valises : ils vont ensuite à la messe avant de revenir diner et piquer une tête dans la piscine !

Un autre couple de français les rejoint un peu plus tard : ils passent par Pékin et sont en retard, cloués au sol par le mauvais temps. Ils arriveront finalement vers minuit.

Pour le lendemain, l’abbé Couture propose une excursion à Malaca (en Malaisie : il « suffit » de traverser le pont qui relie Singapour à ce pays), sur le tombeaux de Saint François Xavier. Mais il faut 3 à 4 heures de route pour y aller : après une journée de voyage, des décalages horaire et une nuit blanche en perspective 2 jours après, il est préférable de se reposer un peu.

Ce sera donc programme libre, shopping pour les uns, repos ou visite pour les autres.

2 jeunes garçons font partie du groupe de français et sont particulièrement intéressés par les équipements électroniques. Frank se propose de les emmener le lendemain dans un « mall » spécialisé dans ce type d’équipement.

Quelques rapides mails pour les amis français, et il est largement l’heure de se coucher, d’autant que les nuits étant très chaudes (la clim ne fonctionne pas dans « ma » chambre), le sommeil est souvent entre-coupé.