Singapour

2ème jour à Singapour. Je voulais profiter de mon passage ici pour visite le « chantier » de la Circle Line, voir nos expats et les HR français de là bas (notamment Hang, et si possible Karine tous deux expatriés de France).

J’ai RDV à 9h dans  les bureaux. Frank me dit que je dois pren dre un bus vers 8h30. Le réveil fut un peu difficile et donc le départ plus tardif que prévu. Frank me prête gentiment une carte de transport public qui marche aussi bien dans les bus que le métro. C’est une carte sur laquelle vous chargez de l’argent. Lorsque vous montez dans le bus, vous passez la carte sur une machine (un peu comme le pass navigo) et vous re-passez votre carte à la descente du bus : votre carte est alors débitée en fonction du trajet que vous avez parcouru.

Frank ne savait pas le nom de l’arrêt où je devais descendre mais m’avais indiqué après quel embranchement je devais stopper. Je préviens Hang que je serai en retard. D’après le plan qu’il m’a envoyé, et après ma descente du bus, le chemin n’est plus long : une rue doit fait la jonction entre celle où je me trouve et les bureaux. Sauf que …. la rue figurant sur le plan n’existe pas ! Il n’y a qu’un seul accès (c’est ma faute, je n’avais qu’à lire de plus près son mail !) et me voilà donc obligée de faire un long tour ! A 9h15,  il fait déjà chaud à  Singapour :j ’étais en nage dès la fin du petit dej, alors vous imaginez après 20 minutes de marche à pied !

Sauvée, un panneau indiquant la direction d’Alstom ! je m’engage sur une petite route qui semble aller vers un dépôt de matériel. Dilemme à une croisée de chemin : à droite ou à gauche ? J’opte pour la gauche, jusqu’à ce que j’aperçoive ce qui me semble une entrée. Et bien non, ce n’est pas là ! Ce n’est sans doute pas loin car je vois le panneau indiquant le nombre de jours travaillés sans accident (ç’est sympa de voir que les politiques du groupe sont déployées également à l’autre bout du monde ! la sécurité au travail est l’une des priorités d’Alstom). Autre surprise donc car j’ai à côté de moi des bâtiments type Algeco empilés avec escaliers extérieurs mais pas de bâtiments tels que je me les étais imaginés. Normal, les bureaux du projet sont hébergés par le client dans des bâtiments de type chantier, perdus presque au milieu de nulle part. Je dis presque car des bâtiments modernes d’autres sociétés ne sont pas bien loin, mais ne sont pas accessible de là où je suis. Des employés (sans doute du client) me conduisent gentiment en camionnette à l’entrée des bureaux Alstom.

Arrivée avec plus d’1/2h de retard, j’ai un peu bousculé le programme que Hang m’avait préparé ! Charles Edouard (mon 1er dossier de départ en expatriation traité pour Meudon !), le responsable de la mise en service de nos systèmes de supervision, me conduit alors sur le site du client : le dépôt de la Circle Line récemment partiellement mise en service. Cela se trouve à l’endroit où j’ai cherché en vain la fameuse rue ! Si j’avais su !Les singapouriens sont omnubilés par la sécurité et la santé. A l’entrée du site, on me prend ma température. De même à l’entrée de la salle de contrôle du trafic : là, il faut en plus porter un masque type masque chirurgical pour avoir le droit d’accéder. Dans la salle, c’est assez silencieux (il y a d’ailleurs peu de monde qui travaille comparé au nombre de personnes présentes !!): sur le grand écran panoramique, des carrés rouges se déplacent sur des lignes vertes : ce sont les rames de métro qui avancent sur la ligne. Ce centre est relié pour le moment à 5 stations ouvertes en avril dernier et sera relié d’ici 18 mois environ à l’ensemble de la ligne. Les incidents sont remontés dans le centre et via quelques clics, les opérateurs peuvent voir les équipements défectueux, faire accélérer des trains, les stopper … ; c’est beau la technique !

Singapour ayant également en tête d’automatiser tout ce qui peut l’être, la gestion du dépôt et des pièces et également commandée à distance dans une salle connexe.

Je vois les salles de formation où des salariés de Meudon sont intervenus pour former les opérateurs.

De même je me rends ensuite dans la salle où se trouvent tous les équipements assurant le pilotage automatique du train, la gestion des itinéraires, les interfaces avec les écrans de supervision. J’associe des équipements à des personnes : ça, c’est ce que fait untel, ça, c’est le job de telle autre personne. C’est génial ! Cela rend très concret ce que font nos « softeux », électroniciens et systémiers parisiens !

C’est également impressionnant de voir toutes ces gaines de câbles qui arrivent dans la salle et qui sont reliés aux différents points de la ville !

Cela semble magique, j’adore !

Nous descendons ensuite dans le dépôt : nous ne pouvons pas voir grand-chose car nous ne sommes pas habilités à accéder à l’intérieur de la zone, mais il y a des mètres et des mètres de couloirs de rame : tout ce que j’ai parcouru à pied pour venir correspond à la zone de dépôt et de maintenance de la ligne. Vous ne l’imaginez pas du tout de l’extérieur !

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Archive pour juillet, 2009

En route pour l’Asie !

Ca y est , l’heure du départ est arrivée !

Virginie passe me prendre et est impressionnée par mon chargement car en plus de « mon » sac de voyage/sac à dos, j’ai un autre petit sac à dos et un petit sac, sans oublier une petite veste polaire et ma parka en prévision de l’hiver dans les montagnes du nord Vietnam ! C’est ce qui s’appelle voyager léger !

Nous arrivons sans encombre à l’aéroport.

Vite une table de café pour avaler un morceau et finir le courrier qui doit partir de France.

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Marie Emmanuelle nous rejoint : elle a pu me trouver une mantille (il était hors de question pour moi de partir avec un foulard qui allait me tenir encore plus chaud et il est hors de question pour mes pays d’accueil de rentrer dans une église sans avoir la tête couverte !).

Quelques photos, ,et c’est l’heure de la séparation et des larmes. Je suis contente de partir, mais triste de les quitter ! c’est ensuite un échange continu de SMS jusqu’à ce que l’avion soit prêt pour le décollage. Dans l’intervalle, j’ai le temps de passer quelques coup de fil d’au revoir ou de laisser quelques messages. Et c’est parti pour plus de 6h30 de vol.

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Ma dernière « nuit » en France ne fut que de quelques maigres heures. Je ne tarde pas à m’endormir.

Je ne vois pas passer le trajet et nous sommes déjà à Dubaï. Le temps de sortir de l’avion et de monter dans les navettes, il fait une chaleur étouffante et il est pourtant plus de minuit !

Florence était en escale à Dubaï et nous échangeons des tas de SMS jusqu’à ce qu’elle tombe de sommeil ! C’est bien beau, mais elle travaille alors que moi, je m’envole pour des « vacances » de plusieurs mois.

L’aéroport de Dubaï est très moderne, avec une zone de duty free à côté de laquelle Roissy fait bien bien pâle figure, pour ne pas dire ridicule !

Et je ne parle pas des équipements : à toutes les portes d’embarquement, vous pouvez recharger vos équipements électriques, les prises sont adaptées à toutes les prises dans le monde !

Lorsque vous attendez, les siège sont un peu allongés : tout est prévu pour que l’escale du voyageur lui soit le plus agréable possible.

De nouveau départ pour près de 7h30 de vol. Je continue ma nuit car avec tout cela, il est 3h du matin heure de Dubai ou 1h heure de Paris.

J’ai la chance de bien dormir. Lorsque je me réveille, j’ai juste le temps de regarder un fil, d’avaler un repas (avec les décalages, je ne sais pas si je dois considérer qu’il s’agit d’un petit déjeuner ou d’un déjeuner (il est plus de midi heure de singapour lorsqu’on nous sert le repas) : d’ailleurs le plateaux est composé de croissant, confiture, mais aussi plat chaud !

Arrivée à Singapour, on voit là aussi la différence avec Paris : vous sortez de l’avion et avez presque immédiatement des bornes d’accès internet gratuit libre service. Un rapide mail pour dire que je suis bien arrivée et je vois également un message de l’abbé Couture m’informant qu’une personne, Frank Jensen, m’attend à l’aéroport.

Voilà maintenant les formalités de douane : je n’avais pas complété l’adresse du prieuré de Singapour sur le formulaire d’immigration. Je bafouille donc lorsqu’il me demande où je vais et finis par lui sortir l’adresse. Ca n’a pas dû trop lui plaire car il m’envoie à un autre bureau de contrôle. Allons bon, ça commence bien !

Heureusement, on me laisse passer. A la sortie Frank et son épouse Véronica sont là avec une pancarte ACIM Asia – Magali.

Merci Monsieur l’abbé !

Arrivés chez eux, nous discutons un peu puis une bonne douche fait du bien. Entre temps, j’ai rapidement eu l’abbé au tel.

1er objectif : repos avant d’aller au chapelet le soir. J’ai eu un peu peur au début car en anglais, chapelet se dit rosary et pour nous un rosaire, c’est bien plus qu’un chapelet ! Honnêtement, je ne me voyais pas dire un rosaire, même après 2h de sieste !

Heureusement que Marie Emmanuelle a pu nous rejoindre à temps à Roissy avec la précieuses mantille : c’est la 1ère chose qu’on me demande en partant à la chapelle, et c’est la 1ère chose qu’on me demandera à mon entrée dans la chapelle !

Après le chapelet, nous allons dîner au centre commercial avec l’abbé. C’est complètement local et représentatif du multiculturel asiatique de Singapour : un grand espace avec tous les types de cuisine asiatique : chinois, coréen, indonésien, japonais, thailandais ….

Ici, c’est bien sûr riz ou nouille et vous mangez le riz en même temps que la soupe.

Ah, j’oubliais les couverts : fini le couteaux, place à la cuillère et à la fourchette qui font office de tout !

Frank nous propose un dessert. Il revient avec des bols au dessus desquels on trouve comme des morceaux de gelly couleur betterave, des haricots rouge, et de superbes petit bout (type asticot mais qui ne bouge pas !) vert fluo ! Le tout sur une montage de glace pilée qui baigne dans un lait à la noix de coco ! Ca vaut le coup d’oeuil ! Et encore, ce n’est rien à côté d’autres glaces que je gouterai par la suite ! Mais c’est génial, je suis ravie d’être si vite plongée dans l’ambiance locale.