Chez Sheryl
Rien de particulier au bureau jeudi : les problèmes informatiques pour Blandine et Perrine ne sont toujours pas résolus. Nous avons tenté de télécharger certains pack à partir d’internet et tentant de les transférer avec ma clé USB : je me suis rendue compte que ma clé avait un virus. Résultats, recherches sur internet pour la dé véroler !
En revanche, une surprise nous attend le soir : Sheryl nous invite à l’anniversaire de l’un de ses cousins. Je vais enfin découvrir où elle habite. Il faut tout d’abord faire un long trajet en tricycle (enfin, je veux dire long par rapport à ce que nous faisons d’habitude car il ne faut gère plus de 10 à 15 minutes). Petite anecdote révélatrice sur le trajet : alors que roulons et sommes assises à l’arrière (je suis pliée en deux car je n’ai pas la gabarit philippin !) Sheryl laisse tomber sa montre sur la route. Il fait nuit et compte tenu des pétarades du tricycle, le chauffeur a du mal à entendre qu’on lui demande de s’arrêter. Le tricycle qui nous suit a vu tomber l’objet et s’arrête tout de suite. Le temps que nous fassions demi-tour, il fait signe aux voitures de s’écarter et ramasse la montre. Sheryl a pu la récupérer entière !
Nous arrivons chez Sheryl, dans la campagne, au barangay Ligaya (l’un des 26 barangay de Gensan). Presque toute sa famille habite ici, chacun dans une maison à proximité les unes-des-autres. Après un dédale au milieu d’arbres, de fleurs, et de maisons, nous arrivons chez sa tante. Nous faisons la connaissance de sa maman et de sa grand-mère : elles sont très jeunes et font encore moins que leur âge. Nous avons droit aux traditionnelles questions : quel âge avez-vous, êtes-vous célibataire, pourquoi?
Tout le monde a déjà dîné, mais il reste encore de quoi nourrir une quinzaine de personnes ! Nouilles philippines, pâtes à la carbonara, spaghetti bolognaises sans oublier le riz (non, vous ne rêvez pas !). A cela s’ajoute de la viande : l’un des cochons de la maison a été tué, roti à la broche puis découpé devant la maison. Nous mangeons rarement de dessert ou de fruit, mais là nous sommes gâtées. C’est tout d’abord une salade de noix de coco. Comment vous décrire cela … ? des copeaux de noix de coco fraîche (dont le goût n’a absolument rien à voir avec les noix de coco séchées que nous avons en France), mélangés à du maïs, de la paye, de l’ananas, de la gelly, le tout baignant dans une sauce blanche dont le goût est indéfinissable. On nous dit que c’est sucré, mais on peut honnêtement se poser la question. Pas de chance, on nous a servi un grand verre ! Il va falloir finir car un peu ça va, mais beaucoup… Pour les filles, même un peu aurait déjà été dur ! Du coup, nous sommes contentes de terminer par un gâteau au chocolat, genre énorme génoise enrobée de crème au beurre au chocolat bien écoeurant, bref, le gâteau qu’on chercherait à éviter en France !
Nous repartons avec une autre invitation sous le bras : dimanche, c’est l’anniversaire de la grand-mère !










